LA FONDATION LUNE DE MIEL® MILITE POUR L’INTERDICTION DES INSECTICIDES NEONICOTINOÏDES

    L’abeille existe depuis plus de 80 millions d’années mais, depuis les années 90, les colonies d’abeilles sont soumises à des stress chimiques et biologiques en augmentation et qui les mettent en danger : multiples pollutions atmosphériques, frelon asiatique, agressions bactériennes et virales, insuffisance des ressources alimentaires équilibrées et accessibles.

    Bien que de multiples causes peuvent être à l’origine de la mort d’une colonie d’abeilles, les observations de terrain et de nombreuses études pointent la toxicité des insecticides néonicotinoïdes, classe d’insecticides neurotoxiques utilisés en traitement de semences.

    Interdire les néonicotinoïdes contribuera à l’amélioration de la santé des abeilles et des pollinisateurs sauvages. Ainsi, par exemple, en Italie, pays qui a interdit les insecticides néonicotinoïdes d’enrobage des semences de maïs, la mortalité observée est passée de 37.5% sur la période 2007-2008 pour redescendre sous le seuil naturel de 15% en 2015.[1]

    L’interdiction des insecticides néonicotinoïdes n’aura aucun impact sur les rendements agricoles. En effet, depuis leur apparition sur le marché, plusieurs rapports et publications[2] font valoir que l’utilisation de ces molécules n’a pas permis une augmentation significative des rendements pour les agriculteurs. Deux ans après la mise en place du moratoire européen sur trois néonicotinoïdes, le bilan de production 2014/2015 dans l’Union Européenne n’a pas connu de baisse drastique des rendements mais des hausses record pour les graines oléagineuses (colza, tournesol, soja et lin).

    En 2013, la Commission européenne a décidé de limiter temporairement (pour deux ans) l’utilisation de trois insecticides néonicotinoïdes (thiamétoxam, imidaclopride, clothianidine), à la suite d’un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) sur les risques de ces insecticides pour les pollinisateurs. Cette décision majeure n’est pas suffisante car d’autres néonicotinoïdes très dangereux pour les abeilles restent sur le marché.

     

    Par ailleurs, le droit européen permet à un Etat-membre d’interdire au nom du principe de précaution l’utilisation de produits phytopharmaceutiques.

     Comme 76 % de Français[3] la Fondation Lune de Miel® souhaite l’interdiction de toute la famille des néonicotinoïdes pour éviter que l’industrie ne substitue des produits cousins après le retrait d’un produit précis.

     A partir du 10 mai, le projet de loi biodiversité – qui prévoit une interdiction des insecticides néonicotinoïdes –  doit être voté au Sénat (suite à l’adoption en seconde lecture par l’Assemblée Nationale).

     

    Restons mobilisés pour l’interdiction totale et définitive de ces insecticides si dévastateurs pour nos abeilles et tous les pollinisateurs ainsi que notre environnement et l’écosystème !

    Sans titre-3

    [1] Porrini C. et al. (2008). « Rete per il monitoraggio dei fenomeni di spopolamento e mortalità degli alveari in Italia (APENET) ». Apoidea, 5 (2), 83-87.

    [2] Source : Center for Food Safety « Heavy Costs : weighing the value of neonicotinoid insecticides in Agriculture », March 2014

    [3] Sondage IFOP pour Agir pour l’Environnement – 1er mars 2016